Céline Bataille, Expo en ligne

TITRE2

 

Céline Bataille

du 13 au 26 mai 2017  liens >>>>>>

InterviewCelineBataille0

L’interview

Pouvez-vous vous présenter ? 

Aussi loin que je me souvienne, la photographie fait partie de qui je suis : Céline Bataille, passionnée de photographie et originaire de Bruxelles. J’aime capturer la beauté de l’étrange et l’inertie d’un instant. J’explore les caves des ateliers ou de musées, des réserves ou encore des salles d’exposition inconnues. L’univers de la taxidermie rebute bon nombre de personnes. Pourtant, moi, j’y vois de la poésie : un art à découvrir où l’envie de recréer la vie l’emporte sur la mort.

C’est au détour de mes études à l’École Supérieure des Arts de l’Image, Le 75, que j’ai commencé à photographier ce passionnant univers. Après mon baccalauréat, j’ai pris une autre direction avec un master en Arts du spectacle, écriture et analyse cinématographique à l’Université Libre de Bruxelles. Actuellement, je travaille pour le Festival Elles Tournent, festival international de film de femmes de Bruxelles. A côté, je voyage, photographie et essaye d’exposer mon travail au maximum !

 Quand et comment la photographie est-elle devenue une passion ?

Fille de photographe, on pourrait dire que je suis née dans la photographie. Je me rappelle avoir joué avec des pellicules. Je regardais aussi à la loupe les photos et les magazines de mon père. Ce n’est pourtant qu’à 16 ans, lorsque j’ai reçu mon premier appareil numérique, que j’ai eu le déclic.

Pourquoi avez-vous choisi ce sujet ?

La taxidermie et les animaux naturalisés m’ont toujours fascinée. Je me suis énormément baladée au Musée de Tervuren et au Musée des Sciences naturelles de Bruxelles. Quand j’ai dû choisir mon travail de fin d’étude, le choix du sujet semblait évident !

Pouvez-vous nous parler de la composition de vos images ? Parfois vous faites le choix de tout montrer et d’autres fois, le cadre décide d’exclure l’environnement.

Cacher pour mieux révéler et dégager une atmosphère, un mystère. Le choix du cadrage, de montrer ou de cacher des éléments, est déterminant en photographie. C’est aussi par cela que le message change, ne pas tout montrer permet de développer une curiosité. Cela permet aussi aux spectateurs d’imaginer et de s’interroger.

Pourquoi le choix du format carré ? Ce choix s’est-il fait à la prise de vue ou en post-production ?

Pendant ma première année d’études en photographie, tous nos travaux devaient être réalisés avec un appareil argentique. C’est à ce moment-là que j’ai découvert le format carré. Je travaille avec un Hasselblad 6×6 qui photographie donc en carré. J’aime le format carré, c’est un format qui me parle quand je visualise une image, je la pense automatiquement en carré. Les photographies de Rinko Kawauchi et surtout de Diane Arbus m’ont énormément influencée.

Qu’est-ce qui vous attire dans la photographie-reportage ? Que vouliez-vous exprimer avec celui-ci ?

Mon travail cherche à montrer des lieux de création cachés. Le monde de la taxidermie peut sembler étrange et peu ouvert. Avec mes photographies, j’essaye de faire découvrir une pratique qui se perd et d’en montrer toute sa beauté. Le reportage me touche tout particulièrement car pour moi, il dévoile une réalité. Ici, l’art du juste équilibre : entre passé et présent, entre l’inerte et le vivant.

Taxidermy_Celine_Bataille-230.jpg

Comment fonctionnez-vous ? Rencontrez-vous préalablement les protagonistes ? Faites-vous des repérages ?

J’aime me laisser surprendre par les lieux où je photographie, je ne fais donc pas de repérage. La découverte d’un lieu, la curiosité d’une pratique, la rencontre d’une personne, prennent une place importante dans mon travail. Ils m’inspirent ! Au préalable, j’échange tout de même énormément d’e-mails mais il s’agit surtout de démarches, souvent fastidieuses, pour obtenir les autorisations.

Quel matériel utilisez-vous (photo/logiciel) ?

Je travaille avec un Hasselblad. Depuis peu, j’ai acquis un dos numérique pour plus de facilité. Comme logiciel, j’utilise en grande partie Lightroom, mais j’essaie de faire le moins de retouches possibles.

Quel(s) conseil(s) pourriez-vous donner aux personnes qui souhaitent se lancer dans la photographie ?

Ne pas hésiter à revenir sur d’anciens sujets photographiques ! Avec l’expérience et la pratique, nos sujets évoluent et nous aussi. Il ne faut donc jamais se figer dans un travail, sans cesse se questionner et surtout prendre du plaisir.

Auriez-vous une astuce à nous partager ?

Lorsque que je prends une photo, j’agis toujours comme si mon appareil était en argentique. Je me conditionne à travailler comme si je ne pouvais prendre que quelques photos avec un film de 24 images. Cela évite de prendre tout et n’importe quoi, sans réellement s’attarder sur ce qui nous semble précieux. Je mesure la lumière avec un sensitomètre. Je choisis mon diaphragme, mon cadrage. Lorsque je suis sûre de mon cadre, je prends ma photo. Je peux parfois en prendre une deuxième mais pas plus.

Dans votre exposition, si vous ne deviez retenir qu’une seule photo, laquelle serait-ce ? Pouvez-vous nous raconter son histoire ?

C’est toujours difficile de ne choisir qu’une image pour représenter son travail… S’il faut vraiment choisir, je dirais la photographie du Pélican.

Taxidermy_Celine_Bataille-280

Liens vers l’expo >>>> 

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